Chabaka

A la faveur de la révolution de 2011, la Tunisie a rapidement connu une ouverture de l’espace civil et du débat publics et une consécration de la liberté d’association et d’action, notamment grâce à l’adoption d’une nouvelle loi libérale régissant le travail associatif et supprimant l’ancien régime d’autorisation. Resté longtemps atrophié du fait des interdictions et contrôles imposés par l’ancien régime, le tissu associatif a vécu une vraie expansion. De nombreuses associations ont vu le jour à partir de 2011, doublant ainsi le nombre d’organisations de la société tunisienne actives qui est passé de 9 115 avant janvier 2011 à 23 147 associations en janvier 2020.
Une société civile engagée et dynamique a ainsi émergé. Simultanément à cette évolution, de nombreux partenaires techniques et financiers (PTF) sont venus s’installer en Tunisie. En plus d’offrir de l’appui financier, plusieurs d’entre eux ont développé une offre non financière consistant à accompagner les organisations de la société civile (OSC) dans leur développement et à renforcer leurs capacités gestionnaires.
En dépit de ces avancées, beaucoup d’associations continuent à faire face à de nombreux défis qui amoindrissent leurs capacités de gestion.

Selim Kharrat